Indochine / Dark

Indochine / Dark
Année de sortie : 2002

Je vous salue d’ici
Le fruit de vos entrailles
Bénissez-moi ma vie
Et mon esprit
Ce soir

Au nom du père et du fils
Sur la croix
Pardonnez nos péchés
A tous les trois

Allongés par terre
Et se laisser faire
Caresser nos pensées
Se purifier nos chairs
Communier nos idées
Et ne rien regretter
Se faire prier
Se faire aimer

Et devenir orphelins
Bien avant le matin
Se regarder enfin
Et s’unir les mains
Adorer glorifier
Se confesser
Se faire prier
Se faire aimer

On est tu sais seul à saigner
On est tu sais seul à s’aimer
On est tu sais seul à sauver
On est tu sais tout seul, tu sais

# Posté le samedi 02 octobre 2004 09:41

moi / texte de saez

moi / texte de saez
Amandine


Année de sortie : 1999

Entre valium et extasy
Mais dis-moi qui va me sauver
Depuis que j'ai perdu Amandine
Moi je sais même plus où aller
Faudrait que j'calme un peu les bars
Faudrait que je speed un peu moins aux novocaïnes
C'est pas que je sois vraiment fétard
C'est juste qu'il me manque
Mon héroïne

Amandine

Même plus envie de me révolter
Même plus envie d'baiser mon chien
Et le monde peut bien cramer
Que ça ne ferait plus rien
J'ai perdu l'amour de ma vie
J'ai perdu mon ange mon bébé
Mais depuis que t'es plus dans mon lit
J'ai plus que des balles à me tirer

Amandine

Et ce putain de monde peut bien cramer
Et les drogues peuvent bien me faire planer
Jamais je ne crèverai sans toi

# Posté le mercredi 29 septembre 2004 15:09

Modifié le samedi 02 octobre 2004 08:57

Within Temptation

Within Temptation
.Les ailes noires descendent








Comme ils ont enlevé votre âme
La nuit s'est transformée en jour
Aveuglé par tes rayons de vie
Donne-nous la force dont nous avons besoin

# Posté le mercredi 29 septembre 2004 08:54

m'étais entaillé les avant-bras des poignets jusqu'aux coudes, profondemment.

m'étais entaillé les avant-bras des poignets jusqu'aux coudes, profondemment.
Je m'étais entaillé les avant-bras des poignets jusqu'aux coudes, profondemment.

En serrant les dents sous la morsure brûlante de la lame.

Je m'étais assis dans le noir et le silence pour attendre le néant qui allait m'engloutir. J'ai fermé les yeux et j'ai écouté les battements de mon coeur. Je sentais mon sang et ma vie s'écouler de mes plaies en larmes épaisses et parfumées.

J'avais vu dans ton regard, mon ami, mon reflèt, toute la futilité de l'éxistence ici bas. J'avais vu dans tes prunelles toute la souffrance inutile du passé et celle que promettait le futur.

Misérable est la vie, nous commencons à mourir le jour de notre naissance. Nous courons après les richesses, les honneurs et la gloire et quoi que nous fassions, que nous réussissions ou pas, nous irons tous nourrir les vers.

Les dieux ne sont pas, n'ont jamais été. Notre route n'a d'autre direction que le vide de l'oubli. L'hypocrisie de l'univers est de nous faire croire autrement. L'espoir est notre bêtise.

J'entendais les gouttes s'écraser sur le carrelage glacé et me mis à murmurer dans cette solitude que je voulais finale et éternelle. C'était comme une prière, une psalmodie qui tissait ses toiles diaphanes jusqu'aux étoiles. Litanie sans fin s'enroulant sur elle-même, en spirale, qui tourbillonnait dans ma tête, fielleuse d'acide colérique.

J'accusais mes parents de m'avoir mis au monde, de m'avoir donné la vie. Cette vie horrible pleine de plaisirs coupables et inassouvis et de souffrances interminables qui m'enflammaient les sens.

J'accusais mes amis de m'avoir tiré hors des tombes que je me creusais, de m'avoir encouragé à repousser cette fin, ce néant que je désirais ardemment.

J'accusais mon père et ma mère de m'avoir appris à être fort pour enfin me montrer leurs faiblesses. Je les accusais d'avoir fait de moi ce que j'étais et de n'avoir pas été ce qu'ils auraient voulu que je sois.

J'accusais mes frères et mes soeurs de m'avoir soutenu au lieu de me laisser crever comme je le méritais. Je les accusais de m'avoir donné foi en l'humanité, cette race abjècte que j'abhorrais et que j'aurais voulu réduire en cendres.

J'accusais ma compagne de m'avoir montré l'amour, source de joie puérile et de douleur profonde. Je l'accusais de m'avoir rendu faible devant les larmes. Je l'accusais de m'avoir donné l'envie de vivre et d'espérer alors que je n'aspirais qu'au vide salvateur.

Et je m'accusais moi, d'être ce que je suis, rien qu'un con arrogant et prétentieux. Un imbécile lache et menteur qui a pissé dans sa soupe pour ensuite se plaindre du goùt. Une bête malodorante et primitif qui se donne des faux airs d'intellectuel, de poète, et qui se plaint d'être mal aimé alors qu'il n'a toujours pensé qu'à sa petite personne.

Je m'accusais d'être un homme, cet excrément humain que je suis encore un peu, à cette heure. Je m'accusais d'avoir encore en moi cette héritage génétique maudit qui avait fait de moi cette créature vicieuse et dégénérée qui hurlait sa peine d'avoir été abandonnée. Comme je voudrais me l'arracher, cette humanité dégoutante. L'arracher de mon corps, de mon sang, de mes gènes, de mon âme. L'arracher et la bruler. Afin de me purifier de cette abomination, de cette pourriture.

Je m'accusais de voir, de juger et de mépriser dans les autres tous les défauts que j'avais en abondances. Je m'accusais de faire des sermons sur des vertus et des qualités que je n'avais pas, que je n'avais plus, que je n'aurais jamais. De me faire passer pour un guerrier, un saint, un dieu alors que je n'étais qu'un vil parasite invertébré au foie jaune. Une vilaine araignée poilue, tisseuse d'illusions et dévoreuse de rêves.

Je m'accusais de chantage émotionel, de cruauté mentale et de mythomanie galopante. J'aurais voulu m'écorcher la peau et écrire dessus la liste interminable de mes crimes, de mes péchés, de mon ignominie. Cela aurait été mon étendard, mon drapeau de damné.

J'accusais mon corps d'avoir été fort alors que j'aurais voulu être couvert d'ulcères purulentes qui déverseraient des torrents de pus pour exprimer ma rage et ma haine.

J'accusais mon coeur de battre encore malgré toutes ses meurtrissures et mon âme de vibrer malgré sa noirceur infâme.

J'aurais tant voulu n'être que poussières et cendres, mort et oublié.

J'accusais mon éxistence d'être.

Et j'accusais ces pages de n'avoir sues rester vierges. De s'être laisser souillées par ces pensées morbides, semences putrides de ma cervelle malade ; par ces mots tremblants, fruits de mes idées sombres, rejetons bâtards de Satan Suicidaire, béni soit-il.

Amen

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# Posté le mercredi 29 septembre 2004 08:26

Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert
Le jour se lève encore

Quand tu ne crois plus
Que tout est perdu
Quand trompé
Déçu
Meurtri
Quand assis par terre
Plus rien pouvoir faire
Tout seul
Dans ton désert
Quand mal
Trop mal
On marche à genoux
Quand sourds
Les hommes
N'entendent plus
Le cri des hommes
Tu verras
L'aube revient quand même
Tu verras
Le jour se lève encore
Même si
Tu ne crois plus à l'aurore
Tu verras
Le jour se lève encore
Quand la terre Saigne ses blessures
Sous l'avion qui crache la mort
Quand l'homme chacal Tire à bout portant
Sur l'enfant qui rêve ou qui dort
Quand mal Trop mal
Tu voudrais larguer
Larguer Tout larguer
Quand la folie des hommes
Nous mène à l'horreur
Nous mène au dégoût
N'oublie pas
L'aube revient quand même
Et même pâle
Le jour se lève encore
Etonné
On reprend le corps à corps
Allons-y puisque
Le jour se lève encore
Suivons les rivières
Gardons les torrents
Restons en colère
Soyons vigilants
Même si
Tout semble fini
N'oublions jamais
Qu'au bout d'une nuit
Qu'au bout de la nuit
Doucement
L'aube revient quand même
Et même pâle
Le jour se lève encore
Etonné
On reprend le corps à corps
Continue
Le soleil se lève encore
Tu verras Le jour se lève encore
Même si
Tu ne crois plus à l'aurore
Tu verras
Le jour se lève encore
Encore encore...

# Posté le dimanche 26 septembre 2004 13:19